de Copacabana a La Paz, encore un défilé de paysages qui font oublier la fatigue du voyage.
notre collectivo plein a ras bord a tortillé entre les montagnes dominant Copacabana, on devait etre largement au dessus de 4000m d´altitude et la vue sur le lac Titicaca etait étourdissante, tout comme le manque d´oxygene! heureusement on est vite redescendus de l´autre coté de la montagne a une altitude plus habituelle. ensuite le van est monté dans un bac et nous dans un autre pour traverser un petit bout du lac. on a repris la route et on a traversé un village en fete (ça n´arrete jamais), les hommes et femmes dansaient en costume traditionnel au milieu de la route sans s´interrompre pour nous laisser passer, c´etait fou et génial!
l´arrivée a La Paz etait pas mal exotique aussi, la ville etant encaissée dans un canyon on y arrive par le haut et on profite d´un panorama inédit: vue plongeante sur la ville, sommets enneigés autour, la classe quand meme comme situation géographique.
la ville en elle-meme est terriblement agitée, stressante et polluée. l´ensemble est particulierement hétéroclite et fouttu n´importe comment, mais c´est assez remarquable, je dirais meme que c´est une particularité de La Paz, ce qui en fait son caractere et son charme. on comprend pas bien comment tout ça a été construit, il y a du vieux-tout-pourri, du joli vieux rénové et du moderne a la con, rien n´est assorti, c´est une ville inidentifiable a rendre dingue un urbaniste.
mais finalement on a bien aimé, ce gros n´importe quoi ambiant. on est restés dans un vieux quartier bien sympa sur les pentes, et on s´est fait une cure de bonne bouffe (d´ailleurs la cure a commencé dés notre arrivée en Amérique du sud).
ce soir on prend le bus de nuit pour Potosi, parait-il la plus belle ville d´Amérique du sud (ah bin ça alors, comme si tout le reste n´etait pas déja completement magnifique, mais qu´est ce que ça peut bien etre?) heureusement on va y arriver a 6h du mat completement nazes, alors la beauté on la verra pas tout de suite. ça nous fera une pause tiens, non mais c´est vrai quoi, ils exagerent a la fin, c´est vraiment trop beau le monde.